Être une belle aux bois dormant dépressive, aux penchants alcooliques et sans prince charmant : voilà ma place. Je n'ai d'ailleurs jamais vu ou vécu d'idylle avec un prince & encore moins vu de cheval blanc.
Dans ce monde, mon monde, tout n'est plus que désillusion. Je veux exister, vivre compter, faire mal mais ne plus souffrir, je ne connais que trop ce sentiment. "Pain" comme disent les britishs, la voilà ma fidèle compagne sur son fidèle destrier, "my heart" qu'elle oppresse, compresse et étouffe sans jamais lui offrir un moment de repis.
Si je souffle, inspire, ris, chante, vis et profite c'est pour mieux expirer, recracher, pleurer & me morfondre.
Dans ce monde où, moi, Cendrillon je ne peux compter que sur ma gueule pour enfin trouver chaussure à mon pied, je prie pour que ces rapaces, ces charognes se bouffent entre elles avant que je ne commence à décliner.
Ma faiblesse , je ne peux la garder que pour moi sinon "les autres" s'empresseront pour écraser ce qui bouge et étendre la "dictature grande gueule".
Le suicide ? Très peu pour moi. Je critique les égoïstes, ce n'est pas pour finir comme eux et suivre le mouvement "suicide-club". Je l'ouvre pas mal, je balance pas mal. Trop peut-être. J'ai au moins le mérite d'assumer. Je ne veux pas d'éloges, juste une vie tranquille, la paix !
Prends le chemin que tu voudras tu auras toujours affaire aux hommes. Mes envies d'ailleurs sont donc veines. Alors que faire ? vers qui se tourner ? Souffrir en silence... Ne jurer fidélité qu'à soi-même. Triste mais réaliste. Douloureux mais réaliste. Voilà la claque, la défaite la plus cuisante que j'ai eu à essuyer.
C'est ça la réalité ? La triste réalité ? Il ne me reste donc qu'à rêver.
La où mes conte de fée [fairy tales] prennent vie et où ma douleur disparait le temps d'une nuit. Sentir mon c½ur [my heart] cicatriser doucement le temps d'une nuit.
Le voilà mon bonheur, ma chance dans le monde "réel" : le sommeil, les rêves & les étoiles : dormir profondément.
La naïveté de croire en l'homme ou en "l'autre" je l'ai perdue. J'ai la maturité de compter mes amis, mes vrais amis, sur une seule et unique main [one hand].
"La vie est belle !" Cette phrase est une farce, un mensonge [lie, lie]. Remplis de naïveté, d'hypocrisie & d'espoirs vains.
J'écris encore, toujours. Sans doute dans le vide car dans ce monde d'égoïste que les hommes détruisent je n'ai plus la force et la bêtise d'appeler au secours...
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